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 Nutella, le mâitre de mon coeur.

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MessageSujet: Nutella, le mâitre de mon coeur.    Dim 21 Aoû - 20:53

« Sing it for the boys, sing it for the girls, every time that you lose it Sing it for the world,
Sing it from the heart, Sing it 'til you're nuts, Sing it out for the ones that'll hate your guts
Sing it for the deaf, Sing it for the blind, Sing about everyone that you left behind
Sing it for the world, Sing it for the world»


J'écoute la chanson de My Chemical Romance, version Glee sur mon mp3. Je ne sais pas l'heure qu'il est, ce que je sais par contre c'est que je suis bien en retard pour mes cours de la journée. Soyons franche, mon frère n'est pas à la maison. Le programme aujourd'hui à l'école ? Une heure de Littérature, deux heures d'histoire, accompagné de trois heures (séparé en deux pas une trente minutes de pause) de Mathématiques. Programme aujourd'hui pour Lily Sue Parks ? Dormir en écoutant la musique, traîné en nuisette jusqu'à environ midi, prendre sa douche, manger et lire un bon bouquin. Bien entendu je ne louperai pas mon cours de chant. Je viens tout juste de m'y inscrire et mon professeur m'a l'air ... charmant ... enfin surtout ses tablettes de chocolat visible sous le t-shirt.

Tournant la tête dans mon oreille j'arrive enfin à percevoir l'heure. 10h30 indique ce satané "troubleure" de sommeil professionnelle. Ma foi cette heure me convient assez. Je me relève doucement pour éviter d'avoir des vertiges et appuie sur la télécommande au-dessus de mon lit. Le volet électrique se lève paresseusement, tout comme moi. La lumière du jour me fait plisser des yeux, pourtant, je me dirige vers la fenêtre plaçant une main devant mes paupières. Très vite mes paupières s'habituent à la clarté du début de matinée, je laisse tomber ma main contre mon flanc

Ouvrant la fenêtre, je passe la tête dehors fermant à nouveau les yeux. La fraicheur matinal est vraiment envoutante. Je peux rester là sans voir le temps passer. Mais il s'éclipse quand même. Une idée grandit dans ma tête depuis deux jours. Celle d'aller dans les rues sombres de la ville -côtoyé par les humains- afin d'en savoir plus sur papa. Mais Kilian apparait toujours au mauvais moment pour m'empêcher. Tout comme j'essaye avec des tactiques de manipulation indétectable de le retenir lorsque mon don se met en alerte.

Mon don, une capacité que j'essaye de contrôler, maitriser. Mais cela se révèle difficile et fatiguant. Surtout quand je le force à se réveiller, et encore je n'ai pas souvent réussit. Son utilisation me donne aussi beaucoup de maux de tête, mais pour mon frère cela n'est rien. Passant ma main dans mes cheveux, je constate que ce n'est qu'un véritable champs de bataille. Une grimace apparait à chaque noeud, c'est-à-dire à chaque millimètre !

Inspirant un coup, j'appuie sur la touche retour de mon MP3 pour recommencer la musique. Alors, de ma douce voix je commence à chanter les paroles de Rachel, et les refrains.


«Sing it up,Boy you've got to see what tomorrow brings»

Et ainsi de suite. Je m'entraîne à y mettre l'intonation. A me libérer un peu. Faire comprendre que rien n'est tout beau, tout noir. Que je veux faire rire et sourire, non pas pleurer. Le bonheur est à porter de main. Oui le chant est vraiment une de ses choses que je garde pour moi & en quoi je partage beaucoup. Je ne pense pas que papa m'a entendu chanté un jour. Kilian encore moins. Je garde tout cela pour moi. C'est mon jardin secret, mes sentiments ... ma voix.

Après ces quatre minutes de chant, je décide enfin de sortir de ma chambre. Restant dans ma nuisette noire. Après tout il n'y a personne et si on voit ma petite culotte on ne va pas franchement en mourir. Au mieux vous aurez eu le plaisir de percevoir mes jolies petites fesses bien ronde. Mais pas touche, elles sont presque inaccessible ! Je me dirige vers mon placard fétiche, soulevant la main doucement, je pose mon ongle sur la poignée. Fermant les yeux, je me concentre sur mon don, afin de prédire, si un sort est là où non pour m'empêcher d'atteindre ma réserve de Nutella fétiche.


« Super ! »

Que je suis sotte, Kilian ne connait pas encore totalement ma manie du chocolat . Pour le moment il n'a pas dû installer tous les sortilèges pièges que papa me posait. Me hissant sur la pointe des pieds, j'attrape le gros pot de Nutella du bout des doigts. Ouvrant le tiroir sous la cuisinière je prends alors une cuillère à café, que je plonge dans le nectar de chocolat ! Fermant le tiroir avec mon pied gauche -vive la souplesse de mon corps !!! - je savoure des yeux la grande cuillère de chocolat.

« Bon appétit »


Je fredonne cette phrase avant d'avaler gloutonnement la pâte à tartiner. Fermant les yeux et savourant le chocolat fondant sous et sur ma langue. Ça ... ça c'est la vraie vie !
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MessageSujet: Re: Nutella, le mâitre de mon coeur.    Dim 21 Aoû - 22:49

« Kilian ? Votre sœur ne s’est pas présentée ce matin. Est-elle malade ? »

Dans la salle des profs du lycée local où j’avais décroché un rôle d’enseignant, un des professeurs de littérature m’obligea à lever le nez des copies que j’avais à corriger. Oui, j’étais du genre à donner des devoirs assez tôt dans l’année scolaire. Si cela était efficace pour des étudiants en université, pourquoi pas pour des lycéens ? Enfin… Ce que ses élèves ignoraient et ignoreraient jusqu’au dernier moment, c’est que ce premier devoir ne serait pas noté. Une façon d’évaluer le niveau de mes classes. Par chance, j’étais en temps partiel. Du coup, je n’avais que trois classes à m’occuper. Notamment, mes prochains cours dans la journée ne seraient qu’en milieu d’après-midi. J’aimais seulement travailler mes corrections sur place où je pouvais écouter les potins de l’endroit. Je croisais parfois le regard d’autres professeurs qui me sentaient différents. Et vice-versa. Mais ce professeur qui venait de m’interpeller, lui était entièrement humain. Mais surtout, devant son air interrogateur qui cherchait désespérément une réponse, je cherchais ce que j’allais lui dire. Allais-je couvrir ma sœur ou au contraire l’afficher ? Non. Leur donner l’occasion de me comparer à ma jeune sœur refusant d’aller en cours, très peu pour moi. Non… J’allais trouver quelque chose de plus… Gênant. Pour elle bien sûr. C’est donc d’un sourire assuré – une pointe de sadisme dans l’intonation – que je lui répondis :

« Oui. La pauvre Lily a malheureusement été malade toute la nuit. Je crois qu’elle a mal digéré son repas d’hier soir. Vous auriez assisté à ça : l’effusion ! C’est devant l’air déconcerté de mon collègue que je me levai, tout d’un naturel, et rangeai mes copies dans ma besace prêt à quitter la pièce. Je ne vais pas entrer dans les détails, n’est-ce pas ? Feintant de regarder l’heure, je m’exclamai même : D’ailleurs, je vais voir si Godzilla s’est calmé de ce pas. On se revoit tout à l’heure ! »

C’est sur ces paroles que je quittais la salle, et même le lycée pour me diriger vers ma moto. Dans le Top-Case, je rangeai ma besace et récupérer casque et gants. La minute d’après, j’avais quitté le parking du lycée et me dirigeais vers l’appartement. Il ne me prendrait qu’une vingtaine de minutes – parce que je décidai de prendre un détour – et ainsi rendre visite à ma chère « Godzilla ». Elle m’en voudrait certainement, mais qu’importe. Lily me connaissait et savait que je pouvais me montrer sous le même caractère que notre père. Elle le supportait rarement, mais sachant que j’avais sa garde, elle n’avait pas le choix. Enfin. Tout ce que j’espérais c’est qu’elle avait une raison valable pour son absence. Lily avait toujours été sérieuse, ce ne serait pas aujourd’hui que cela commencerait.

Au pied de l’immeuble, mon téléphone sonna. Un numéro que je ne connaissais pas : la personne laisserait un message. J’attendais pourtant un appel concernant mes nombreuses recherches. Alors ce numéro était peut-être celui que j’espérais. En attendant, j’avais quelques affaires à régler. Alors je montais les escaliers ma besace à l’épaule et mon casque et gants à la main, et atteignait bien assez vite l’étage voulu, puis ma porte d’entrée. Derrière cette porte, j’entendais chantonner de temps à autre. Je reconnaissais bien là la voix de ma jeune sœur. C’est déjà ça, elle n’était pas partie vagabonder à droite à gauche. Son portefeuille ne le permettait pas. Quoi qu’en fait si, mais jamais il ne confierait cette information à Lily. Doucement, j’ouvrais la porte et déposait mes affaires dans l’entrée. Tout aussi doucement, je refermais la porte derrière moi et m’aventurait dans l’appartement. J’entendais des bruits de portes, de tiroir, et enfin un couvercle se dévisser. Crap. Je ne pensais pas qu’elle attaquerait l’un des rares pots qui lui était accessible. Devais-je lui ôter tout accès à cette pâte à tartiner ? Cela était cruel, mais elle ne pouvait s’enquiller ainsi le Nutella. Je m’avançais encore dans la pièce à vivre, pensant qu’elle finirait par m’entendre, mais non. D’ailleurs, elle lâcha même un « Bon appétit ! » joyeux et mélodieux. Je me retins de rire, mais ne put empêcher le
« merci, toi aussi ! » qui s’échappa cyniquement. Je m’approchais alors d’un pas plus rapide vers Lily qui venait de relever la tête vers moi et – une fois en face d’elle – j’attrapais sa cuillère, la plantait dans le pot et enfoura tout aussi vite la cuillère pleine de pâte à tartiner dans ma bouche. Alors que la cuillère stationnait dans cette position, j’attrapais le pot de ses mains puis le couvercle sur le comptoir, et rangeai le Nutella refermé à sa place d’origine. La cuillère léchée – quoi ? J’ai le droit d’aimer aussi cette pâte à tartiner ! – fut abandonné dans l’évier alors que je revenais proche de ma sœur.

« Qu’est-ce que tu fais là ? »

Une main appuyée sur le comptoir, l’autre sur ma hanche, je basculais tout mon poids sur une jambe et attendait la réponse de la fautive avec attention. Elle ne s’en tirerait certainement pas avec des entourloupes. C’est pourquoi mes lèvres affichaient un sourire peu... Amical.
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MessageSujet: Re: Nutella, le mâitre de mon coeur.    Dim 21 Aoû - 23:56

« merci, toi aussi ! »

Ça par contre c'est un mauvais signe dans la programmation de la journée. Moi qui compte vagabondé dans les rues pour me renseigner sur papa, cela peut tomber à l'eau. Chose que je ne tolère pas franchement. Relevant la tête la cuillère toujours dans la bouche j'avale le reste de pâte à tartinée. Qu'elle merd* sincèrement ! Mon frère est beaucoup moins prévisible que mon père. Papa ... non hors de question de rentrer dans une mélancolie, ce n'est pas moi et ne sera jamais moi. Relevant la tête, une question reste encore dans mon esprit. Pourquoi mon don ne m'a pas avertie de l'arrivée de Kilian ? Alors que j'ai fait en sorte qu'il soit fixé sur lui, surtout qu'il avait cours aujourd'hui je savais que c'était risqué. Qu'un professeur aurait pu me mouché ! Et je ne me suis pas trompé alors qui ? Sans aucun doute le professeur de Littérature, je me souviens d'une image de lui parlant à mon frère durant mon rêve.

Kilian se rapproche plus rapidement de moi maintenant que sa couverture est tombée. La cuillère toujours à la bouche je le vois se planter en face de moi et ... attraper ma cuillère ! NON MAIS CA VA PAS ?! Hurm calme Lily, calme. Comble de la torture ? C'est que ce sadique plante l'alliage de métal dans la pâte à tartiné et se remplit la bouche de ce merveilleux pêché ! De ses mains libre il rebouche le couvercle et le range à sa place. HEY MAIS C'EST MON P'TIT DEJ' ! Je fronce les sourcils contrarié ...même papa n'en faisait pas autant ... normal il n'éta it pas là quand je rentrais dans la mission spéciale « vidage complet du pot de Nutella neuf » ! Bien entendu après j'en rachetais un autre, il ne se rendait compte de rien. Là ma mission va devoir évoluer si je veux continuer à vivre !


« Qu’est-ce que tu fais là ? »

Une bien drôle de question non ? Bah je mangeais du Nutella jusqu'à ce que tu arrives ... malheureusement ! Je soupire doucement et ne le regarde pas. Me dirigeant vers le lavabo, je prends une éponge et ajoute une micro goutte de Mir vaisselle dessus. Nettoyant la cuillère je ne jette pas un regard à mon frère. Une fois la cuillère séchée et ranger, je passe ma main dans le tiroir où s'y trouve un pauvre bout de brioche. Levant un sourcil

« Au préalable je prends mon petit déjeuner ... mais tu viens de l'arrêter ! Mais je ne pense pas que le sens de ta question soit véritablement là ! »

Je me retourne avec un sourire pour mon frère qui a fait craquer plus d'une fois papa. Mais avec Kilian ça ne fonctionne pas. Mais je n'y peux rien c'est naturel, j'aime vivre, sourire. Je m'assoie sur la chaise que je retourne vers Kilian, je ne crains pas son regard. Du moins pas pour l'instant. Prenant une bouché de la brioche je trouve cela bien amer par rapport à du Nutella et si j'ajoutais des madeleine à la liste de course ! J'ai vu une promo il n'y a pas bien longtemps.

« Autant être sincère ... je ne veux pas aller en cour aujourd'hui. Ne monte pas sur tes grands chevaux tout de suite hein ! Mais bon tu as vu la tête de mon emploi du temps sincèrement ? Littérature, de l'histoire et trois fichue heure de Math avec monsieur crapaud ! Y a de quoi devenir dépressive ! Alors, pour ma santé mentale et ne pas te créer de soucis, j'ai décidé de rester ici. C'est beaucoup mieux que de se faire interner non ? » Je lève un sourcil gauche amusé, un sourire naissant sur mes lèvres, comment puis-je inventer autant de bêtises ?

« As-tu sentit ne serais-ce que trente secondes l'haleine de monsieur crapaud ? Non mais c'est à sombrer dans le coma par la suite ! De plus on étudie quoi encore en Littérature , Roméo et Juliette ... c'est bon je l'ai déjà fait deux fois ce roman. Où je vivais avec papa, à Londres, hors de question de continuer ! Quant à l'histoire pas de soucis, j'ai trouvé le programme de mon année dans tes livres ... je les aies tous lu, pose moi une question je pense connaitre à peu près tout ! »

Je ne suis pas prétentieuse, c'est juste que dans cette école pour le moment je ne m'y sens pas comme chez moi. Je ne sais pas si Kilian et moi allons encore déménager où non ? Alors, à quoi bon aller là-bas, pour me faire des amis que dans deux, trois mois je devrai quitter ?

« & Avoue le de toute façon tu as été comme moi, tu n'as pas été à tous tes cours ! N'empêche ce professeur de Littérature je ne pensais pas qu'il cafterait ! »

Bon j'en ai loupé sûrement plus que lui, mais ça papa, ni lui ne le savent ! Du moment que je me tient dans les premières de l'école cela me va !

« J'peux prendre un verre de jus d'orange ... grand manitou de la maison ? »
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MessageSujet: Re: Nutella, le mâitre de mon coeur.    Lun 22 Aoû - 19:30

Par moment, Lily pouvait se montrer… Désespérante. Notamment lorsqu’elle se lançait dans ses longs monologues qui avaient pour but de tout faire pour éviter ce qu’elle n’aimait pas. Manœuvre astucieuse – puisque grand nombre aurait cédé depuis longtemps – mais pas moi. Bien entendu, j’avais zappé la majeure partie de ces paroles, mais je comprenais bien l’essentiel de ce qu’elle me disait. De toute façon, le résultat resterait le même : Lily subirait les conséquences de ses actes. Elle n’irait effectivement pas en cours aujourd’hui puisque Godzilla ne pouvait se présenter, mais cela ne voulait pas dire qu’elle allait se pavaner tranquillement. D’ailleurs, quelque part au fond de mon esprit – merci Lily pour tes monologues qui me donnent toujours de merveilleuses idées – je savais quelle serait la punition que je lui imposerais. A la hauteur de mon sadisme qui pouvait parfois s’éveiller tel un phare dans une nuit de brouillard.

Je ne vous laisserais pas le temps de le dire parce que moi-même je le pense : je me comporte parfois plus comme un père que comme un frère avec Lily. Peut-être parce que je savais que notre père n’avait pas passé beaucoup de temps avec elle. Le plus clair de son temps libre, il m’enseignait la magie. Maintenant, Lily était sous ma garde. Et le fait était qu’ils étaient en surveillance constante. Les jeunes Parks avaient peut-être quitté l’Irlande, mais les services de l’enfance n’étaient jamais loin. Trop d’absence au lycée ? Monsieur Parks : comment éduquez-vous votre jeune sœur ? Quel dommage : elle va devoir vivre dans un foyer. Non, jamais je n’admettrais qu’on m’enlève Lily. Qu’elle parte d’elle-même vivre sa vie : ok (presque). Qu’on décide de me l’arracher pour être confiée à une autre personne ? Plutôt crever. Bien sûr, je n’en parlais pas à Lily. Elle n’avait pas besoin de savoir que nous étions en période d’essai constante. Elle n’était qu’une adolescente venant de perdre son père. Les « affaires des grands » ne la concernaient pas. Vous me trouvez bien protecteur, n’est-ce pas ? Parce que je suis. Mais au fond de moi, ou dans des gestes ou des situations que ma jeune sœur ne voit pas forcément. Parce qu’au quotidien, je suis plutôt ce genre de grand frère distant, qui est d’accord pour sourire à sa sœur, la prendre dans ses bras – pourquoi pas, mais que ça n’en devienne pas une habitude – mais surtout à tout faire pour qu’elle soit une personne bien et éduquée. Alors je pouvais me montrer strict. Certainement aussi parce qu’elle était à ma charge.

Ne croyez pas que j’ai complètement décroché de son monologue. Non. Je m’occupe seulement pendant que Lily continue de parler. Lorsqu’elle se déplace, je la suis du regard, et fini par me tourner complètement, pour finalement apposer mes fesses contre le comptoir et croiser mes bras sur ma poitrine. Puis étrangement, une partie de ses paroles résonnait dans mon esprit.


« Y a de quoi devenir dépressive ! Alors, pour ma santé mentale et ne pas te créer de soucis, j'ai décidé de rester ici. C'est beaucoup mieux que de se faire interner non ? »

Je ne sais pas pourquoi ces paroles m’affectèrent plus que d’autres. Je n’en fis rien paraitre, bien entendu, mais au fond de moi quelque chose se pinça. Mon estomac se noua rapidement. Je ne voulais pas y retourner. Ni en reparler… Attendez, je n’ai jamais été interné dans un asile moi ? Je ne comprends pas pourquoi j’en viens à avoir un tel sentiment. Jamais de ma vie ma santé mentale a pu être mise en doute. Je n’ai même jamais pensé à consulter un thérapeute. Ni personne de mon entourage. Alors pourquoi. Pourquoi ai-je cette sensation de malaise qui me glace la colonne vertébrale ? Je me dois d’ignorer cet étrange ressentiment. Je dois en faire abstraction. Parce que je ne veux pas y aller. Je ne l’ai jamais voulu…

« As-tu sentit ne serais-ce que trente secondes l'haleine de monsieur crapaud ? Non mais c'est à sombrer dans le coma par la suite ! De plus on étudie quoi encore en Littérature, Roméo et Juliette ... c'est bon je l'ai déjà fait deux fois ce roman. Où je vivais avec papa, à Londres, hors de question de continuer ! Quant à l'histoire pas de soucis, j'ai trouvé le programme de mon année dans tes livres ... je les aie tous lu, pose moi une question je pense connaitre à peu près tout ! Et Avoue le de toute façon tu as été comme moi, tu n'as pas été à tous tes cours ! N'empêche ce professeur de Littérature je ne pensais pas qu'il cafterait ! »

Brièvement, mon visage se ferma et d’une voix certainement plus sévère que ce que j’en aurais souhaité, ces paroles m’échappèrent : « Lily, le respect ! » Je savais que ma jeune sœur était une personne bien éduquée, mais je n’aimais pas que l’on se moque des autres ainsi. D’autant plus que cela venait certainement de mon « angoisse » (même si le mot est fort) sur ce que mes élèves pensent de moi. Je sais que j’ai mon fan-club, mais aussi ces élèves qui me détestent. Que disent-ils sur moi ? Je l’ignore. Finalement, sur un ton plus calme et plus conciliant, je repris :

« Les rares cours que j’ai loupé n’étaient pas pour me prélasser à la maison et m’empiffrer de Nutella. Lors de ma scolarité, je fus une période sérieuse. Enfin… Concernant mes cours. Mes relations étaient une toute autre histoire par contre. Ephémères, nombreuses, variées… Bref. Les seuls cours que je manquai effectivement, c’était mon père qui les avait programmés. Je vous laisse deviner : il s’agissait bien de magie. De rares fois, il eut besoin de mon aide. Je la lui offrais volontiers. Et la lui offrirais encore s’il avait été encore là. A cette pensée, je fronçai rapidement les sourcils et m’éclairci la gorge avant de reprendre après une pause d’une microseconde. Je n’ai pas l’intention de déménager une nouvelle fois. Pas avant que tu aies terminé le lycée. Alors je m’en moque royalement que tu connaisses parfaitement tes cours sans y avoir été. Tant mieux, ton classement dans ta classe en sera excellent. Mais les universités et écoles supérieures s’en moquent aussi. Tout ce qu’ils verront c’est que tu as décidé de faire sauter tes cours. Pas très sérieux, hein ? »

En même temps que je m’adressais à ma jeune sœur, j’attrapai un morceau de sopalin et le mouillai légèrement à l’eau du robinet. Puis je m’approchai de Lily, attrapai son menton pour le relever et essuyai le Nutella resté accroché au coin de ses lèvres. Un sourire mi- amusé mi- sérieux, je déclarai :

« Et sache que taper dans un pot de Nutella ne peut pas être appelé « petit-déjeuner ». Et ne me prend pas pour un abruti, tu sais que j’ai horreur de ça. »
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MessageSujet: Re: Nutella, le mâitre de mon coeur.    Lun 22 Aoû - 21:35

« Je ne te prends pas pour un imbécile Kilian ! »

C'est ce que je murmure faiblement en regardant le sol. J'ai un ton ni enjoué, ni malheureux . Simplement neutre, sérieux. Il est rare qu'on me voie ainsi. Non je préfère toujours faire l'imbécile à droite à gauche. Surtout devant papa et Kilian quand il n'y avait pas de magie, j'étais toujours avec eux, alors je faisais l'imbécile. Je voulais simplement qu'ils aient de bon souvenirs de nous trois. Qu'ils savent que j'existe malgré toute cette fichue magie ... je voulais briser la glace. Alors, prendre ce ton en présence de Kilian me perturbe mentalement. Mais peut-être parce que parfois certaines choses sont à dire. Je relève la tête doucement passant ma main dans mes cheveux blonds, attrapant mon samsung laissé toute la nuit sur la table, j'y attrape un chouchou qui l'entoure. Attache maladroitement mes cheveux dans un chignon malfait laissant dépasser mes mèches ... une coiffure que papa adorait, même s'il ne me l'a jamais dit je le savais.

J'observe la photo de mon écran. Un écran fissuré, brisé. Je suis soigneuse généralement. Mais lorsque j'ai retrouvé papa sur la porte d'entrée, j'ai lancé mes affaires n'importe comment. Alors il a reçu un mauvais choc, il s'est fissuré. Une fissure physique, qui est mental dans le coeur de Kilian et moi. Je ne le montre pas trop à Kilian, afin qu'il ne sache pas dans quel état il vraiment. Peureux comme il est à propos de moi, il serait sûrement capable de le changer de peur qu'il me lâche. Oui si Kilian ne peut plus me joindre je suis certaine qu'il deviendrait fou ... après tout je ne suis qu'une simple humaine sans défense.


Pourtant, sur ce portable il y a l'unique photo récente que j'ai de papa et moi. L'un des rares moment que l'on a passé ensemble. Alors ... alors je ne peux pas le jeter maintenant. Certaines cicatrices sont encore trop récentes, alors il ne faut pas arracher le pauvre pansement que j'ai trouvé pour la refermer. Relevant la tête, j'observe Kilian. Un regard doux et tendre. Du genre « je sais que j'ai fait une bêtise et dans tous les cas j'en assumerais les actes ». Oui cela ne sert à rien de fuir, car le temps gagné pour échapper à la punition, fera de cette dernière une torture par rapport à ce qu'elle était prévue au début.

« Je sais que lorsque tu n'allais pas en cours ... c'était une histoire de magie Kilian. Je sais que tu es bien plus sérieux que moi là-dessus...»


Je veux continuer à dire quelque chose, mais un voile se créer. Sombre doucement, je vois une rue. Tout est sombre, non ce n'est pas le moment de faire précognition, pas devant Kilian ! Je referme tout en moi, difficilement, une image reste là, un homme ... des crocs et du sang. Je retiens un hoquet de justesse, je passe ma main sur mon ventre. Je remercie le ciel d'être bonne comédienne. Cela m'est souvent arrivé devant papa. Ayant des règles douloureuses, je lui disais que c'était des crampes dans le bas de l'estomac assez intense. Cela fonctionne à tous les coups. Merci le ciel de m'avoir doté d'un corps de fille. J'inspire un petit coup relève la tête

« ... désolée crampes d'estomac ! Tu vas devoir t'y habituer ! »


Je fais une petite grimace d'excuse en me mordant le coin de la lèvre gauche. Un signe que je fais quand je suis désolé. Je l'ai remarqué, alors parfois quand je dois sauver ma peau je m'en sers. Oui vive le sens de l'observation, c'est bien parfois de réfléchir je trouve. Enfin pas trop souvent ... sinon bah mon cerveaux, il ne va pas tenir.

« Tu sais l'avenir je ne sais pas ce qu'il nous réserve. Je le sais ... que tu cherches une piste pour papa. Tu les poursuis, c'est ce qui m'a fait quitter l'Irlande ... mes repères, mais aussi Londre. Qui ne me dit pas que d'ici trois mois il n'y aura pas une nouvelle piste à Paris ? »

Je le regarde fixement, maintenant ma main sur mon ventre, parfois refermant la main dans ma chair. Car j'ai mal ? Non parce que depuis que papa est parti je me rends compte de beaucoup de choses. Si tu savais Kilian que je m'en fiche d'être dans les premières ? J'aurais tout donné pour passer une minute de plus avec lui. J'aurai tout fait pour ne pas partir de l'Irlande. Que vais-je devenir ? Qu'elle est cette force obscure qui entoure ma famille ? Comment faire pour l'empêcher de l'approcher ? De l'anéantirai ? Et cette vision ... qu'est-ce que c'était ? Jamais, grand jamais je ne m'approcherai d'un vampire ! Je le sais bien.

« Tu as trouvé ta voix Kilian ... papa à toujours été là pour te guider. Que ce soit dans la magie, dans la vie « humaine » tu as trouvé quelque chose qui te plait. Cela me ravit. Mais moi, je ne sais pas ce que je veux. J'ai beaucoup appris par moi-même pas par papa et maman encore moins. Ton apprentissage était important et quand tu es partie, tu ne connais pas le nombre de fois où papa m'a laissé seule. J'ai suivi un modèle hasardeux ... je ne sais même pas si je veux aller à l'université Kilian, si je veux continuer encore après ? »


Je relève doucement la tête et observe le plafond. Oui j'ai souvent vécût en observant Kilian et papa. Mais mon chemin, j'ai essayé de le tracer toute seule. Et j'étais aidé, par mes amis, ma meilleure amie ... ils étaient une sorte de repère involontaire. Ils savaient me rassurer, trouver ma direction. Là je n'ai rien. Je me lève rapidement, finissant mon bout de brioche.

« Tu as raison, j'ai manqué de respect. J'éviterai de le refaire de nouveau en ta présence. Tout comme j'essayerai d'assister à tous mes cours... ou être au moins présente physiquement ! Après tout cela t'apporte aussi des ennuies ! »
Un sourire passe sur mes lèvres je range la chaise « Bon je n’ai plus envie de jus d’orange.. vu que je suis là pour aujourd'hui ... ça te dit un gâteau aux fraises ? Vu que je suis privée de chocolat ? »

Un rire cristallin monte dans ma gorge. Non Kilian, ne te soucis pas de moi, avance. J'apprendrai à me débrouiller à nouveau ... laisse-moi juste le temps. Et je ferai en sorte que rien ne t'arrive, cette fois je n'échouerai pas !

« J'y pense ... si on reste vraiment ici ... on pourra avoir un petit chaton ? »
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MessageSujet: Re: Nutella, le mâitre de mon coeur.    Mar 23 Aoû - 11:53

Après avoir retiré le Nutella au coin des lèvres de Lily, je revenais sur mes pas et me dirigeait vers la poubelle pour jeter le morceau d’essuie dans la poubelle. Je voyais la discussion close, et ma jeune sœur se dirigeant vers sa chambre privée de son programme de la journée. Moi, je pourrais écouter le message qui m’attend sur mon répondeur. A condition que la personne ait effectivement laissé un message vocal. Sinon, c’est qu’il ne devait pas s’agir de l’appel que j’attendais si patiemment. Ce ne serait pas bien grave, j’attendrais encore. Je préfère qu’un travail soit fait consciencieusement que trop rapidement. Mais dans mon dos, Lily ne quitta pas la pièce. Je senti au contraire que ça n’allait pas. D’ailleurs, je vois devant mes yeux une scène se dérouler rapidement, comme si je l’avais directement vécu. Notre père à l’agonie dans l’entrée de notre maison irlandaise, et « moi » me débarrassant de mes affaires pour lui porter secours. Aux cris aigus qui sifflent dans mes oreilles, je comprends qu’il ne s’agit pas de moi mais de Lily. Moi qui venais de me saisir d’un mug dans le placard, ce dernier fit rapidement posé sur le comptoir, ma main gauche le serrant fort pour oublier la douleur. Non, on ne pouvait pas être dominant dans les pouvoirs concernant l’esprit des autres et ne pas bénéficier des effets boomerang que cela provoque. Des souvenirs trop fort parviennent jusqu’à moi, comme si l’inconscient de son propriétaire me suppliait d’y remédier. Alors lorsqu’il s’agissait de Lily, non seulement je souffrais de la savoir aussi triste, mais son ressentiment se mélangeait au mien. Une situation peu enviable, puisque les pouvoirs des sorciers sont directement liés à leurs sentiments. « Garder un contrôle impeccable sur tes sentiments, c’est la clef pour garantir ta survie Kilian » me répétait souvent notre père.

Tiens… Pourquoi ne puis-je m’empêcher de dire « notre » père ? C’était le mien. Durant 10 ans, il n’avait que moi et je n’avais que lui. Il était mon père, et pourtant j’ai toujours eu l’impression qu’il n’était pas que le mien… Stop. Je sentais d’ici que dans ma chambre, mon miroir venait de se briser. Comment le savais-je ? Lorsque je ne parvenais plus à contenir mes émotions, je préférais me concentrer sur un objet et jeter mon dévolu sur lui. Au cours des années, j’avais appris à ne plus faire exploser les ampoules, défigurer les appareils électroniques ou mettre le feu à tout ce qui se présentait à moi. La fissure sur mon miroir serait minime. Forcément visible, mais peu importante. D’ailleurs, le bruit ne parvint pas jusqu’à nous. Moi je le savais, parce que d’une fracture je me sentais mieux.

Mes doigts s’étaient décrispés du mug, et je pus de ma main libre me servir un café de la cafetière qui accueillait toujours le breuvage coulé du matin. Il me faudrait donc le passer un instant au micro-onde. Il ne me restait plus qu’à ajouter un sucre, et il était parfait. Lorsque je me retournai, Lily le releva la tête et me lança un de ses regards doux, prête à subir ma colère. Puis finalement, elle déclara qu’elle était parfaitement consciente que la magie était l’origine de mes absences scolaires. Bien entendu qu’elle le savait. Nous ne nous cachions pas d’elle, et elle-même n’était pas idiote. Mais l’espace d’une seconde, ma jeune sœur fut ailleurs, ce qu’elle mit rapidement sur le compte d’une crampe d’estomac. Soit. Je n’avais pas envie d’en savoir plus.


« Tu sais l'avenir je ne sais pas ce qu'il nous réserve. Je le sais ... que tu cherches une piste pour papa. Tu les poursuis, c'est ce qui m'a fait quitter l'Irlande ... mes repères, mais aussi Londre. Qui ne me dit pas que d'ici trois mois il n'y aura pas une nouvelle piste à Paris ? »

Seconde fissure. Plus grande, plus rapide, et peut-être plus bruyante. Pauvre, pauvre miroir. Je me doutais que Lily était au courant de mes recherches au sujet de notre père, mais nous n’en parlons jamais. Certainement parce que je ne le souhaite pas. Mais par ses paroles, j’avais l’impression d’avoir été mis à nu. Démasquer dans ce que je ne devrais pas faire. Nous n’en parlons pas Lily. Souviens-t-en. Parce que même si toi tu le souhaite, jamais je ne continuerais ce sujet avec toi. Parce que moi je ne le veux pas. Parce que je ne veux pas parler de lui. Il est parti sans me donner les réponses que je souhaitais, alors aujourd’hui je courre après. Et surtout, nous ne sommes pas ici à cause de notre père. Ca, Lily l’ignore. Et d’ailleurs je préfère qu’elle pense que je chasse la personne qui lui a enlevé son père. Donc non, nous ne partirons pas à Paris. Mais je ne peux lui avouer puisqu’elle comprendrait rapidement que je ne cours pas après un seul démon. C’est égoïste, mais nous ne sommes pas dans cette ville pour lui, mais pour moi. Mais ça, elle ne le comprendrait pas. Quoi que quelque part je reste persuadé que si je résous le mystère de ma jeune brune, je comprendrais pourquoi notre père est mort. Tout comme cela n’a certainement aucun rapport. Donc non, Lily, nous ne sommes pas dans cette ville pour nous venger. Enfin… Moi qui pensais être passé par toutes les étapes possibles dans cette conversation, la suite m’étonna encore plus.


« Tu as trouvé ta voix Kilian ... papa à toujours été là pour te guider. Que ce soit dans la magie, dans la vie « humaine » tu as trouvé quelque chose qui te plait. Cela me ravit. Mais moi, je ne sais pas ce que je veux. J'ai beaucoup appris par moi-même pas par papa et maman encore moins. Ton apprentissage était important et quand tu es partie, tu ne connais pas le nombre de fois où papa m'a laissé seule. J'ai suivi un modèle hasardeux ... je ne sais même pas si je veux aller à l'université Kilian, si je veux continuer encore après ? »

Au plus profond de mon estomac, un bourdonnement se fait sentir. Une sensation peu agréable provoquée par mon esprit.

« Papa ne m’a jamais guidé. »

J’aurais pu les déclarer ces paroles, mais non. Je n’en fis rien. Ce ne fut que la traduction explicite de ce sentiment qui me brouillait l’estomac. Cela ne m’empêcha pas de porter à mes lèvres le mug et de boire une gorgée du café qui m’attendait. En parallèle, je fixais Lily silencieusement. Pourquoi je n’en disais rien ? Elle n’avait pas à connaitre les enseignements que mon père me prodiguait. Cela ne la regarderait pas, et elle ne le comprendrait certainement pas. De plus, je la gardais par tous les moyens loin de la magie, loin de ce monde corrompu. Oui, corrompu, car rares sont ceux qui – comme moi – n’avaient choisi aucun des deux camps dans cette guerre inexplicable. Mon avis sur la question, je ne le devais qu’à moi-même, et à l’éducation qui nous avait été porté par notre paternel, à ma sœur et moi. Donc non, il ne m’avait jamais guidé. Oui, je me plaisais dans ce que je faisais. Mais j’avais 28 ans, et il valait mieux que je sache ce que je veuille faire. Et puis si j’avais suivit les volontés de notre père, pourquoi serais-je devenu un simple professeur ? D’accord, je publiais de temps à autres des articles sur mes recherches acceptés par la communauté scientifique, mais lui souhaitait plus que tout que je devienne un sorcier de renom. Grâce aux savoirs qu’il m’inculquait, je devins ce sorcier puissant. Mais nous sommes seulement deux à le savoir. Lui et moi. Enfin… Non. J’étais désormais seul. Comme je l’avais toujours été d’ailleurs. Je hais quand cette impression remonte, car cela accroit ce bourdonnement qui n’était pas parti. Une colère que je ne peux comprendre. Et sans trop savoir pourquoi, je revois cette jeune brune que je cherche inlassablement. Comme si elle était la clef que je cherchais.

Cela arrive fréquemment dans le monde de la magie qu’une force inconnue nous attire vers une autre personne. D’origine inexplicable, il s’agit dans la plupart des cas de celle qui détient l’information que l’on recherche, ou le pouvoir dont on a besoin. Je me dis alors qu’elle est cette personne. Qu’elle est ma clef. C’est la première fois que j’ai une telle impression, mais je suis sûr de moi.


« Bon je n’ai plus envie de jus d’orange, vu que je suis là pour aujourd'hui ... ça te dit un gâteau aux fraises ? Vu que je suis privée de chocolat ? »

Allez savoir pourquoi cette phrase me ramena à la réalité. Qu’avait-elle dit juste avant ? Ah, oui. Qu’elle ne manquerait plus de respect envers un autre. Bah, tu n’es qu’une adolescente Lily. Il est de ton rôle de recommencer, et du mien de continuer à te reprendre. Enfin… Etait-ce le mot « fraise » qui m’appela ou sa pensée d’être privée de chocolat ? Allez savoir. Comble de la surprise, la demoiselle me demandait un chaton. Cette question m’arracha un rictus de surprise.

« Un chat ?! Tu n’es même pas capable de te responsabiliser, alors comment veux-tu t’occuper d’un chat ? Je sais, j’exagérais. Je savais que Lily était responsable et qu’elle s’occuperait parfaitement du félin, mais allez savoir pourquoi : je n’en voulais pas à la maison. Esprit de contradiction, bonjour ? Et tu n’es pas privée de chocolat. Apprend à le manger de manière raisonnable et j’arrêterais de te courir après. Et peut-être qu’on envisagera d’avoir un… Chat. »

A la prononciation de ce dernier mot, je grimaçais de mécontentement, et je me dirigeais vers l’entrée pour attraper mon téléphone dans mon sac. Bingo : un message en attente. Je le glissai alors dans la poche de mon jean et allai vers le canapé où je m’affalai dedans, la tasse de café déposée sur la table basse. Alors que je m’étirai une petite seconde, j’annonçai :

« Et n’essaye pas de m’acheter avec des fraises ! »
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MessageSujet: Re: Nutella, le mâitre de mon coeur.    Mar 23 Aoû - 16:32

Je souris en regardant mon frère s'asseoir sur le canapé. Et ne peut empêcher un petit rire s'échapper de mes lèvres lorsque je l'entends dire qu'il ne fallait pas l'acheter avec des fraises. Il est vrai que l'option « Acheter Kilian avec des fraises » fonctionne très souvent. Mais là c'est impossible que cela fonctionne. Voyons je viens de louper des cours ! Qu'elle mauvaise élève je fais là. Ce n'est pas fairplay de ma part, je le reconnais. Mais sommes-nous toujours tout bon, ou tout méchant ? Non j'aime être une bonne personne, comme j'adore parfois dépasser les limites. Voyant le café posé sur la table de salon. Je sais qu'il veut ne serait-ce que cinq minutes de tranquillité. Après tout j'avais bien vu se sourire. Une bonne nouvelle qu'il se retient d'écouter, car je suis présente.

Lâchant la chaise que je venais de ranger je me dirige vers le canapé. Souriant, peut être que tout n'est pas désespéré. Après tout il ne faut jamais baisser les bras. Si on a un chemin à suivre, tant qu'on a la force, l'ambition, le courage de la suivre ... alors on arrivera à sa fin. Me plaçant derrière mon frère, je lui fais la bise sur la joue, reculant faisant un clin d’œil rapide. Reculant, balançant mes mains un peu dans le vide, je me retourne me dirigeant vers ma chambre.


« Mon dieu, que le niveau est bas, me présenter en nuisette devant mon frère & non devant un charmant jeune homme ... c'est une faute grave ! »
Ma main est sur la poignée de la porte, je retiens un rire de ma gorge. Je ne regarde pas Kilian, mais l'imagine parfaitement entrain d'étrangler n'importe quel inconnue me regardant une telle tenue ... c'est un spectacle qui peut être assez drôle à voir ! Il faut absolument que je trouve un cobaye ! Surtout que je suis loin d'être pudique ! Je me retiens d'exploser de rire, en voyant le pauvre visage bleu de l'inconnu étranglé par une main invisible de mon frère. Finalement pour le moment je suis contente de ne pas avoir rencontré le bon prince charmant ... il ne vivrait pas longtemps ! Ou s'il vivrait ... mais allé savoir pourquoi il osera plus m'approcher ...

« Un peut-être, tu n'imagines pas comment avec toi c'est une avancé, tellement tu es borné ! » Répliquais-je avec un sourire. « Mais tu sais, pour à propos des fraises ce n'est pas pour t'acheter que j'ai dit ça ... pour obtenir quelque chose d'autre. Et le mieux c'est que j'ai réussi ! Bon je vais prendre une douche ! »

Ouvrant la porte je me glisse dans ma chambre sans attendre de réponse. J'ai une chose à faire. Une image à voir. Un futur ...à percevoir. Il n'est sûrement pas trop tard, même si j'ai fermé tout en moi il y a environ dix, quinze minutes je pense être capable de me concentrer dessus. Après tout, cette fois, je sais quoi voir à peu près, il ne me manque que des détails. Me plaquant contre la porte je réfléchis à mes options.

Une question me turlupine, un fait qui me gène. Kilian ... si je me concentre trop sur mon don, ne la verra-t-il pas en même temps que moi ? C'est dangereux d'essayer, il pourrait découvrir que je possède et commence à contrôler la précognition ...enfin contrôlé est un bien grand mot je trouve. Le problème c'est que si je tard ... alors je ne suis pas sûre du tout de voir plus tard. Je sens en moi comme déjà un affaiblissement de la vision. Non je ne peux pas prendre le risque de perdre plus de détails. Je ne sais pas pourquoi cela est important pour moi, mais je sais que cela me concerne. Cette vision serait-elle un tournant de ma vie ? Un vampire ?

Ouvrant rapidement mon armoire, je pique mon un jean en forme de slim noir que j'ai délavé à certain endroit pour faire plus clash et un t-shirt blanc à qui j'ai ajouté ma touche personnelle à l'aide d'un bleu turquoise. M'engouffrant dans la salle de bain. Comme si ... oui comme si une petite distance pouvait changer quoi que ce soit entre la magie de Kilian et mon don. Je prie pour que son message/appelle le monopolise totalement dans ses pensées. Me calant contre la porte de la salle de bain, j'allume ma chaine-hifi. Je ne prends jamais de douche dans musique ! C'est totalement impossible. Mais surtout cela pourrait couvrir d'autres bruits déplaisant. Un hoquet à faillit m'échapper tout à l'heure, alors que tout était flou. Je n'ose imaginer ma réaction si je vois avec plus de précision.

Glissant contre la porte, mes fesses trouvent très vite le carrelage ... glacé ! Un frisson me parcours, finalement j'appuie ma tête en arrière contre la porte. Je veux ressentir les mouvements de la maison, même si ce n'est qu'avec mes cinq sens humain. Me concentrant sur une image ... celle du sang. Très vite tout se précipite. Une rue sombre, en dessus de moi la nuit. Je vois distinctement les pavés et un liquide rouge qui coulent entre chacun d'eux ... fluide et plateau à la fois. Du sang, beaucoup de sang. Tournant la tête sans que je ne contrôle rien, je cherche un nom de rue ... un magasin, quelque chose que je pourrai identifier. Mais rien ! Une ombre est placée face à moi ... son visage je ne peux le voir ... mais une chose est nette ... des crocs. Un vampire !

Je me relève un sursaut, amortie une soudaine envie de vomir. Pas par les horreurs de la vision, mais ces maux de tête. C'est toujours ainsi quand je force la chose. Pleine de sueur, j'allume rapidement l'eau de la douche tout en titubant. Faisant tombé maladroitement ma nuisette au sol, je me mets sous l'eau. Je suis vidée de mes forces un effet temporaire. Le mal de tête lui va diminuer, mais il n'est pas limité dans le temps. Combien de temps je reste sous l'eau ? Dix minutes ? Trente minutes ? Une heure ? Non n'exagérons rien ! Quand je sors je suis totalement trempé « Bonjour je suis Mademoiselle l'éponge ! » M'essuyant, je m'habille rapidement, brosse mes cheveux, les laissant goutté sur mon t-shirt et jean. Prenant ma boite, je me maquille rapidement, un coup de crayon en dessous des yeux, au-dessus des cils, un fard à paupière couleur peau et le mascara.

Revenant dans ma chambre, je me remémore les images en continuent. Des crocs, des pavés ... un vampire ... un vampire ! Merd* c'est quoi ça ? Qu'est-ce que je fais à approcher d'un vampire dans l'avenir ? Je n'ai aucun moyen de défense contre un immortel ! Je suis censé les fuir. Rien ne sert de réfléchir maintenant. Mes maux de tête sont encore forts. Sortant de ma chambre, je retourne vers la cuisine et ouvre le tiroir où sont rangés les médicaments. Plaçant un paracétamol dans un verre d'eau.


« Question ... qu'est-ce que j'ai le droit de faire ou non aujourd'hui ? Que mes fautes ne s'alourdissent pas ! »
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Nutella, le mâitre de mon coeur.

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